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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Naissance du mouvement radical
Négation, N°1, s.d., p. 39-47.
Article mis en ligne le 24 novembre 2013
dernière modification le 11 février 2018

par ArchivesAutonomies

I Quelques douceurs violentes annonçant l’accouchement

L’extension des luttes du mouvement ouvrier des lieux de production aux lieux et temps extra-travail (rues, bals, quartier, etc...) n’est pas à prendre comme une extension des mouvements revendicatifs d’usine au réseau social urbain. Il y a un saut qualitatif.
Il est à noter que beaucoup de jeunes ouvriers qui n’ont aucune (ou peu) pratique revendicative dans leurs boites [1] sont actuellement les plus en pointe dans les luttes se déroulant dans l’espace-temps extra-travail. Car la répression des syndicats a depuis longtemps "désespéré" les jeunes ouvriers de toute lutte à l’intérieur de l’usine qui remettrait en cause leur morne vie. C’est-à-dire que leurs forces de lutte ne résistent pas à la confusion totale du spectacle revendicatif [2] dans leurs boites. Cela se traduit, pour beaucoup, par le désir de se tirer le plus loin et le plus vite possible de cette merdouille, par l’acceptation généralement de la situation présen­te dans l’usine [3] et le désir de passer à autre chose . Mais cet autre chose (soit la marginalité temporaire par rapport au travail, soit les loisirs) leur apparait de plus en plus comme presque aussi chiants que le boulot, avec toutefois des "possibles" entrevus (dans la rue, la vie, le jeu sont ou semblent possibles, dans l’usine c’est le travail, encore le travail, toujours le travail !). Dans leur conscience immédiate, les loisirs, c’est leur affaire, l’usine, c’est l’affaire des syndicats ; mais dans la réalité, les loisirs, c’est aussi l’affaire du système, ce dont ils ont de plus en plus conscience et, de ce fait, se sentent totalement dépossédés, sentiment d’où naît la révolte. Ils sont nés dans la société d’après-guerre, celle-ci ne peut en aucun cas constituer une amélioration qualitative et quantitative des conditions matérielles de vie comme pour leurs ainés.
La critique de cette société est, avant quiconque, leur affaire.
Tant qu’il n’y a pas de syndicats des "loisirs" [4], c’est sur les lieux extra-travail que les luttes sont le plus facilement et le plus immédiatement radicales, que naît le mouvement radical qui peut re-pénétrer, à partir de là, dans les usines, avec les jeunes ouvriers re-conquérant peu-à-peu leurs forces de lutte sur le spectacle revendi­catif parce-que les ayant conquises sur le spectacle quotidien de l’espace-temps extra-, travail, auparavant.

II Quelques remarques sur Mai 66 dans une petite ville de province (Valence, en l’occurrence)

En Mai 68, à Valence (ça a été le cas approximatif de toutes les peti­tes villes) les usines ont été occupées par les syndicats, la rue et les autres lieux sociaux, par le pouvoir des loisirs (maisons des jeunes et de la culture, Fédération des oeuvres laïques, etc...) c’est-à-dire que la rue n’a été occupée que le temps de passer de l’usine à l’usine, ou à la M.J.C.!
Mais seulement pour les intellectuels, politiciens, militants, gauchistes, flics, curés, etc,., qui essayaient de sauver leurs meubles en lançant des appels au peuple à venir discuter (?) dans leurs M.J.C., salle des "fêtes" (en y remplaçant les bals pouvant deve­nir des lieux de subversion -voir Archinoir n°3- par des parlotes de spécialistes en tous genre). Mais le "peuple" ne vint pas (ou peu, uniquement les adhérents de la M.J.C. et quelques"solitaires de la conscience immédiate").
Les jeunes prolos, en générai, après avoir érré dans les rues qui ne se repassionnaient décidément pas, (et c’est là, me semble-t-il le noeud de l’échec), se tirèrent à la cam­pagne pour baiser.
Jamais on avait autant baisé entre jeunes ouvriers et ouvrières (ou employés divers), mais hors des usines, loin des usines : faut croire que contrairement à ce que prétend l’I.S. (Internationale Situationniste) ça ne fait pas jouir les gens de baiser sur les machines ! ...
A remarquer, donc, comme le pouvoir du capital stoppe toute activité de "loisirs" et l’organisation habituelle de la "vie" des rues, lorsqu’une grève générale d’ampleur est déclenchée, car la subversion du réseau social-urbain est "trop facilement" possible.
Il s’agit pour le pouvoir de faire le vide dans dans les rues et de faire entrer en fonction, très vite, ses spécialistes. Une M.J.C. qui se met en grève positive. c’est les syndicats et la bourgeoisie qui, mis à mal par le grève générale, dépla­cent une partie de leurs forces des usines dans cette M.J.C. (les loisirs) ; en même temps c’est un désir de lutte des adhérents de la M.J.C. contre le pouvoir (de même, bien sûr, pour les occupations d’usine), mais désir et lutte totalement mystifiés en Mai 68. Tout ce qui s’est fait ou dit dans la M.J.C. n’était pas forcément du cSté du pouvoir récupérateur, mais nous étions récupérés à partir du moment où ne s’est pas posé pratiquement le problème de la récupération, c’est-à-dire aussi le problème de la subversion, c’est-à-dire de la réalisation de nous-mêmes. La M.J.C. (et son fonctionnement) a été la réalité spectaculaire qui s’est installée à notre place.
Finalement, à Valence, en Mai 68, la pratique des jeunes prolos a encore été dans les limites du pouvoir capitaliste qui dût cependant céder un peu de terrain répressif. (En ce qui concerne la sexualité, mais vu la situation et les partenaires, cette lutte sexuelle traduisait une lutte au niveau même des rapports de production et donnait un sens immédiat à la grève.)
Les limites des luttes étaient inscrites dans le manque de compréhension par les jeunes prolos de ce qu’ils suscitaient eux-mêmes, de ce qui était virtuellement en jeu, et par l’absence, généralement, de luttes réelles dans le réseau social-urbain avant Mai.
C’est justement ce qui est en train de changer (ne pas inscrire sur son carnet de change, monétaire ou politique) Voyons un peu comment, par exemple.

III La gare de Valence un peu détournée l’été dernier (69)

.. " A la gare comme à la gare "
L. Trotsky (extrait du petit précis sur la militarisation du travail et le travail de la militarisation)

Au début juillet 69, on s’est retrouvé une petite bande de travailleurs ou travailleurs "marginaux", à ne pas avoir assez de pognon pour se payer des vacances (à part, pour certains, quelques jours ici ou là). Aussi on a essayé de ne pas trop se faire chier à Valence.
Valence est une ville où le centre d’animation se situe autour de la gare : ville de passage pour les vacances sur la route du sud, les jeunes valentinois traînent, surtout l’été, dans la gare, ses abords, les bistrots, etc...
Dès l’hiver, on était quelques uns à avoir pris comme bistrot habituel, le buffet de la gare. De plus en plus, d’autres copains prolos étaient venus dans ce lieu qu’ils évitaient auparavant car la clientèle était constituée par de jeunes petits bourgeois. Au printemps, ceux-ci avaient plus ou moins foutu le camp (à cause de notre présence régulière et choquante), émigrant dans un"beau bistrot" récemment rénové, face à la gare. Et, au début juillet, nous étions entre nous et avec des voyageurs en at­tente d’un train.
Les buffets, comme chacun sait, communiquent généralement avec les quais de gare et les salles d’attente. Aussi attirés par l’inconnu de la foule de voyageurs, pour draguer (eh oui !, cher intellectuel gauchiste-radical, c’est con de draguer, et on en savait quelque chose pratiquement ! Mais on en était là pour pouvoir baiser et sentir une présence féminine de temps en temps car nous étions un groupe exclusivement masculin, à part quelquefois une ou deux filles). On a eu vite fait de franchir la porte de communication - "interdit sans titre de transport" - et nous investissions "en masse" les lieux (entre 5, 6 et une vingtaine au plus fort du groupe).
Que faire dans une salle d’attente et sur des quais de gare, lieux de temps morts et totalement dépassionnés par définition ?
On cherchait donc des filles (voir la suite), on cherchait d’autres gens ; à vivre d’autres "trucs" pas trop chiants. On s’est mis à déconner, à rigoler, à interpeller joyeu­sement et impersonnellement (sans les agresser) les voyageurs qui, pour la plupart, attendaient tristement leur train, s’ignorant les uns les autres : "salles d’attente, lieux de rendez-vous où personne ne se rencontre". A voir la tête des gens, faut croire que le départ pour les vacances c’est pas une partie de plaisir... Est-ce que les ga­res doivent être des lieux où on se fait chier, pas prévus pour rigoler mais pour em­mener des troupeaux loin de leur parcage habituel, vers d’autres parcages ? Et bien, nous, on a envie de rigoler un peu !..." Face à nous des gens sortant de leur léthargie, étonnés... "mais quoi ?"... et retombant, pour certains, vite en ennui ou en sommeil ; et ces visages (in)expressifs : "encore de jeunes cons qui viennent foutre le bordel, ils sont bourrés ou c’est des gauchistes", notre rôle immédiatement plaqué : ivrognes ou spécialistes en contestation. D’autres sont réveillés pour de bon, et ces visages expres­sifs : "tiens, il se passe quelque chose", ces regards croisés : l’intérêt, l’approbation - ils causent du peuple, les idéologues, c’est tout ce qu’ils savent faire ! Mais nous, les prolos, on cause ; et vous les prolos, vous causez : on est des non-voyageurs, vous êtes des anti-voyageurs, on se reconnaît, on est tous des insupportants de cette merde !
Ces regards qui ne s’évitent plus inéluctablement ou qui s’évitent trop vite de se sen­tir mal de s’éviter. Pigé !
Et,parfois, on échange des mots, avec notre bouche, par-dessus les bancs qui ne les figent plus. La salle d’attente devient pressée, s’anime, ce n’est plus une église où les gens chuchotent, où seuls les gamins crient, pleurent, rient. Oh ! Eh !
On a connu ainsi plusieurs (anti) voyageurs, passé des moments intéressants avec eux. On a même retrouvé deux ou trois fois un jeune employé des P.T.T. qui, bossant dans la Loire et habitant à Nîmes, passait régulièrement une heure ou deux à Valence en "attente" de sa correspondance

"La boisson dont je me chauffe n’exclut pas la lutte de classes"
K. Marx.

Le rôle d’ivrognes que certains nous avaient attribué ne nous empêchaient pas, de temps en temps, d’être effectivement bourrés. A un certain moment, on a même transformé la salle d’attente en un "bar sauvage" où on apportait nos litres, invitant certains voyageurs à boire un canon avec nous. Deux ou trois fois, on a même un peu détourné le buffet en y apportant de la bouffe et des litres en grande quantité, (un copain cuistot dans un restaurant était le principal fournisseur, il s’est d’ailleurs fait vider à la fin du l’été, ses vols ayant été découverts). Des tablées de 15, 20 personnes étaient ainsi constituées avec la complicité active d’un serveur, et, celle, tacite d’un des "directeurs" du buffet ; celui-là venant boire, en douce, un petit coup avec nous, celui-ci en ayant bien envie, mais n’osant transgresser sa fonc­tion à ce point.

"De jeunes voyous me font pousser réellement des cornes en utilisant ma gare pour leur jouissance ; ils ridiculisent mon métier, ce que la légende même de ma femme n’avait jamais pu réaliser"
Le chef de gare

On venait donc chercher des filles. On s’est heurté, très souvent, au masque fermé de "minettes", de nanas "en mal de vacances" (avoir envie d’être en vacances est normal, mais cette envie produit aussi l’attitude qui consiste à remettre cons­tamment au lendemain un plaisir relatif : "être en nul de vacances" c’est aussi "a­voir mal aux vacances") et qui passent d’ailleurs la totalité de leur vie à faire la gueule à ce qui va à l’encontre du caractère figé des choses produit par le système.
Et, puis, on a trouvé, aussi, des filles intéressantes et intéressées avec qui on a eu quelques rapports ; ces rapports faisaient que, parfois, elles loupaient leur train pour lequel elles étaient en attente ; c’est-à-dire qu’elles n’attendaient plus rien : voir le train, la casquette du contrôleur ou le cul des vaches (elles se tour­nent maintenant quand passe un train, elles aussi en ont ras les cornes des voyages). Les filles s’en foutaient, elles avaient plus ou moins de plaisir (nous aussi, mon cher...) et critiquaient pratiquement l’organisation de leur vie par le pouvoir ; ce qui leur aurait paru inenvisageable quelques instants auparavant (louper "consciem­ment" ! "leur" train ) leur paraissait alors tout à fait naturel. C’est ainsi qu’une fille, en fin de vacances, a passé une nuit et une matinée avec moi, repoussant d’une jour­née sa rentrée au boulot (elle bossait à la S.N.C.F. de Strasbourg : Oh, ironie du ressort du plaisir !). C’est aussi là que j’ai connu Claire, si vous ne savez pas qui c’est, ça fait rien, moi je sais !
Tout ce remue-ménage (le ménage du pouvoir) nous a évidemment fait frotter aux contrôleurs de la gare. Deux attitudes chez eux : deux ou trois, plutôt bienveillants pour nous, au départ, ou le devenant au fil des jours et des nuits, se trouvè­rent pratiquement complices de nos actes, ne nous faisant pas chier dans leur boulot de contrôle des tickets (on n’en avait évidemment pas), nous faisant même parfois, pénétrer sur les quais par l’entrée officielle, et discutaient avec nous. Ils laiss­aient ainsi, un peu, leur rôle de flicaillons. Les autres, au contraire,- les plus nombreux- conservaient ce rôle et l’exerçaient consciemment, d’où prise de gueule, bagarres évitées de justesse et bagarre non évitée où un contrôleur s’est fait casser la gueule par un copain qui bossait d’ailleurs au buffet et qui s’est fait vider à la suite de ça. Appels, parfois, des flics S.N.C.F. aux flics de la préfecture dans la meilleure coordination des pouvoirs répressifs et certains d’entre nous embarqués au commissariat.
Quant aux employés des quais, ils nous voyaient d’une façon plutôt sympa mais nous avons eu peu de rapports directs avec eux. Si ce n’est lors de la grève des roulants, début septembre, où une attitude de classe fut nettement visible dans ces rapports face, par exemple, à certains bourgeois et bourgeoises qui, à l’affût du moindre train, gueulaient que des mecs aient piqué leur place réservée en première classe. Il y avait à ces instants un petit air de lynchage qui flottait sur les quais de la gare -évité, en partie, par le départ final des trains- et aussi un petit air de fête car les autres voyageurs n’étaient pas forcément mécontents de ces temps d’inor­ganisation : l’absence de trains nous permettait encore plus facilement de discuter, de déconner avec eux et avec les employés des quais qui venaient souvent nous rejoin­dre .
Toute cette période vécue, en partie, dans la gare a été aussi très intéressante, bien sûr, dans mes rapports avec les copains, que, pour certains, je connaissais peu, ou d’autres, seulement de vue, et avec lesquels je me suis retrouvé prati­quement dans un même mouvement de vie à partir d’une situation sociale et de vie commune.

"Et mon cul, c’est du paria ?"
Extrait des pensées secrètes de Mao-Tsé-Toung

Enfin, et à propos des filles rencontrées avec qui on a, ou pas, baisé, une anecdote marrante (mais pas tant que-ça anecdotique et marrant).
Deux copains ouvriers "draguent" une fille qui attend un train au buffet, ils discu­tent longuement avec elle et lui proposent de passer la nuit à Valence et donc, taci­tement, de baiser avec eux -ou avec l’un d’eux- Elle refuse gentiment mais elle refuse. Or la fille est une maoïste de la G.P. et les copains sont, l’un portugais, et l’autre algérien ; et quand on sait la privilégisation des travailleurs immigrés par les mao­ïstes, l’amour qu’ils ou elles leur portent, ça peut paraitre surprenant, non ? Les copains, là, proposaient un rapport humain, direct, égal, ils ne demandaient pas de caviar de chez Fauchon, pas à apprendre à lire le français (ils savaient, tout de mê­me), pas à comprendre qu’ils étaient exploités, non, un rapport tout simple, tout bête où les partenaires ont à donner et à recevoir. Ah ! Mais c’est que là, ils n’é­taient plus les pauvres, les ignorants, les sous-consommateurs, les travailleurs, les immigrés pour tout dire, c’est, qu’ils ne considéraient pas la fille en tant, que mili­tante politique, étudiante ou prof, mais comme une femme et peut-être, même, comme un prolo dans la mesure où même l’acte de faire l’amour vous conserve dans votre état social dans la société du capital (et, eux, en savent quelque chose, même en négatif) Et, sortie de sa sphère politique, pensez comme elle était paumée, la pauvre ; car ce n’était pas en tant que femme qu’elle refusait (ce qui aurait été normal) mais, visi­blement en tant que militante : si ça avait été en service commandé, elle aurait pu se sacrifier pour la cause (ça s’est déjà fait), baiser politiquement (la politisation de la vie quotidienne, quoi !)
Quant à moi, je pouvais prétendre, à la limite, à plus de compréhension de sa part : mais oui, au cours du bref passage que j’ai eu dans cette histoire (jusque là je discutais avec d’autres copains, à l’autre bout de la salle) j’ai vu s’allumer quelque intérêt sexuel dans ses yeux jusque là (in)expressifs de son militantisme, car figurez- vous que cette brave fille a fini par me plaquer (à cause de quelques remarques critiques sur ce qu’elle disait) le rôle de militant anarchiste auprès du sous-prolétariat immigré !! Et entre bons militants au service de la même bonne cause, y’a toujours
moyen de s’entendre s’pas ? Crève salope ! J’ai vite désenchanté son "rêve" d’unité idéologique ; (ton vagin pus l’idéologie !). Elle a pris son train et conservé son misérable rôle quotidien.
"Rencontre" tes pauvres, militante, tu pourras leur fourguer du caviar ou de l’alphabet, ces pseudos vols à la bourgeoisie, mais tu ne pourras jamais les rencon­trer dans leurs désirs et dans les tiens ! Vos"rencontres" se situeront toujours dans tes intérêts d’intellectuelle en quête de nouveaux pouvoirs, intérêts colonisa­teurs du leurs désir qui ne sont pas plus d’être secourus que d’être immigrés ou travailleurs.


NOTE X Y Z

Mais en même temps, les usines existent ; et les luttes actuelles (grèves sauvages, par exemple) sont un moment important et inévitable dans le mouvement. Encore mystifiées, ces luttes ne semblent, justement, pouvoir être dépassées que par le retour dans l’usine du mouvement ouvrier social-urbain ; c’est ce qui est déjà entamé de façon encore partielle ou incohérente par les sabotages et toutes critiques en actes du travail et des syndicats.


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