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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Biographie de Herzig Georges, Henri, "Sergy"
Article mis en ligne le 2 octobre 2017
dernière modification le 14 septembre 2017

par ArchivesAutonomies
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Né le 30 mai 1857 à Genève — mort le 10 mars 1923 - Typographe ; comptable - AIT — Genève (Suisse)

En 1879 Georges Herzig, avec Dumartheray et Kropotkine, avait fondé à Genève Le Révolté, dont il fut directeur jusqu’à ce que le journal soit repris par Jean Grave.
Le 12 septembre 1880, il fut présent à Vevey (Vaud) à la réunion des partisans de la Freiheit de Johann Most et aurait été l’un des rédacteurs avec Otter d’un programme établissant l’autonomie des groupes et la propagande par le fait comme moyen d’action. Les 9 et 10 octobre, il participa au congrès de la Fédération jurassienne pour la section de propagande de Genève, puis fut délégué de la Fédération jurassienne au congrès international anarchiste de Londres (14-19 juillet 1881). Il participa également au congrès de la Fédération Jurassienne des 13-14 août 1882.
Il collaborait à d’autres organes libertaires, comme le bimensuel L’Avenir (organe ouvrier indépendant de la Suisse romande) de Genève, publié du 8 octobre 1893 au 30 juillet1894.
Le 19 septembre 1894, il avait été l’objet d’un arrêté d’expulsion "préventif" de France à lui "notifier en cas de découverte".
Avec Bertoni, Steiger et d’autres, il fut l’un des fondateurs en juillet 1900 du Réveil socialiste anarchiste, auquel il collabora régulièrement et assidûment jusqu’en 1916, puis de 1918 à sa mort ; il peut être considéré comme un de ses meilleurs polémistes.
Herzig fut l’un des 113 signataires du tract "Les antimilitaristes suisses aux travailleurs", appelant à la désobéissance, publié dans le Réveil du 28 avril 1906, avec entre autres son fils Edmond, réfractaire passé à l’étranger.
En juillet 1907, il fut l’un des orateurs du meeting contre l’expulsion de Bertoni du canton de Genève, avec Charles Fulpius de la Libre Pensée, le socialiste Adrien Wyss, Louis Avennier, Bérard, Margarethe Faas-Hardegger.
Il collabora aussi à la Voix du Peuple, hebdomadaire de la FUOSR (Fédération des unions ouvrières de Suisse romande) publié à Lausanne, sous le pseudonyme de Georges Sergy (nom de sa femme) de 1906 à 1914.
Pendant la guerre, il rédigea le manifeste "Aux soldats de tous les pays", qui sera distribué dans la Suisse entière. Il avait pris parti pour la tendance interventionniste, et avait abandonné le Réveil pour écrire dans La Libre Fédération, le périodique lausannois (1915-1919) de Jean Wintsch.
Lorsque Bertoni fut emprisonné en 1918-1919, il prit avec A. Amiguet la responsabilité de la partie française, et continuera d’y écrire jusqu’à sa mort survenue le 10 mars 1923.


Sources : Réveil, 28 avril 1906, Réveil, 24 mars 1923 (nécrologie) / P : Kropotkin, "Mémoires d’un révolutionnaire...", op. cit./ G. Masini, "Storia degli anarchici italiani", 1974 / Maitron "Histoire du mouvement anarchiste...", op. cit. = Notice de G. Bottinelli & M. Enckell in Chantier biographique des anarchistes en Suisse // Arc. Nat. F7/12504 // Etat signalétique des anarchistes étrangers expulsés de France, n°7bis, septembre-octobre 1894 //


NdE : cette biographie est extraite du dictionnaire international des militants anarchistes.




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