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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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En cas de guerre : Comment on sabotera la mobilisation
Le mouvement anarchiste n°4 - Novembre 1912
Article mis en ligne le 19 mars 2017
dernière modification le 6 octobre 2017

par ArchivesAutonomies
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LA GUERRE

Elle bat son plein dans les Balkans et, en attendant, les financiers font de fructueux bénéfices et les métallurgistes vendent armes et munitions.
Lorsque les Turcs seront définitivement écrasés, il faudra se partager leurs dépouilles, et c’est à ce moment que les capitalistes internationaux pourraient ne pas s’entendre et déchaîner une guerre européenne.
Pendant que les socialistes parlementaires palabrent, la C. G. T. dans son manifeste (B. S. du 18 octobre), rappelle les résolutions des Congrès antérieurs qui disent :

Le Congrès rappelle la formule de l’Internationale :
LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS DE PATRIE ! Qu’en conséquence, toute guerre n’est qu’un attentat contre la classe ouvrière, qu’elle est un moyen sanglant et terrible de diversion à ses revendications.
Le Congrès déclare qu’en cas de guerre entre puissances, les travailleurs doivent répondre à la déclaration de guerre par une déclaration de grève générale révolutionnaire.

De son côté, la F. C. A. annonce (voir la déclaration que nous publions d’autre part), que ses groupes sont prêts à saboter mobilisation éventuelle.
Mais pour une question aussi grave, les deux actions doivent être concertées.
Les hommes d’action qui sont dans chaque syndicat doivent, dès maintenant, déterminer l’action à faire en cas de mobilisation. Les jeunes syndicalistes qui pensent que les statistiques ne suffiront pas à libérer les travailleurs, ont aussi un rôle important à jouer en cas de guerre. Les uns et les autres doivent s’entendre avec la F. C. A. pour réaliser cette action pratique. La F. C. A. est, dans ce pays, la seule organisation révolutionnaire qui ait la possibilité et l’audace de saboter la mobilisation et l’armée.
Les travailleurs ne doivent pas attendre d’être amenés à la boucherie pour agir.
L’action contre la guerre doit passer dans les syndicats, dans les Unions de syndicats avant toute préoccupation corporative. Il y va de la vie même du mouvement ouvrier.
Si nous savons agir avec vigueur au moment opportun, nous pourrons libérer le monde du travail et instaurer le communisme.

Le mouvement anarchiste.




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