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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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Pourquoi l’Association ?
{Courrier militant} n° 2 - Février 1970
Article mis en ligne le 8 juin 2016

par ArchivesAutonomies

Deux mois après sa création, il parait évident que l’Association des Cahiers de Mai représente la solution appropriée aux questions immédiates qui doivent être résolues pour permettre au journal de continuer à paraitre et à se développer.
De nombreux camarades découvrent même que l’Association n’est pas, comme ils l’avaient d’abord pensé, un moyen supplémentaire mais accessoire que les Cahiers se sont donnés pour soutenir leur activité. Ils comprennent maintenant que sans une Association bien vivante autour d’eux, les Cahiers cesseront tout simplement d’exister.

I. - LA DIFFUSION MILITANTE, LES ABONNEMENTS

Le journal vit et assure son indépendance par la vente militante et les abonnements nouveaux souscrits chaque mois.
Or la vente militante, pour se poursuivre avec un minimum de régularité et produire des recettes effectivement encaissées, doit être effectuée par des militants liés aux Cahiers, le plus étroitement possible, et implique un certain contrôle financier.
L’Association est l’instrument collectif de cette liaison entre les militants et le journal, liaison offerte à tout militant sur un pied d’égalité et qui n’est plus tributaire des "relations personnelles" avec tel ou tel membre de l’équipe parisienne.
L’Association fournit aussi le cadre adéquat pour le contrôle financier et pour la campagne permanente d’abonnements dont l’objectif minimum mensuel - 200 - doit être à tout prix et solidairement atteint.

II. - LES ACTIVITES DE REDACTION

Les Cahiers publient une information d’un type nouveau, élaborée à la base au travers de multiples difficultés.
La plupart des enquêtes exigent chacune plusieurs réunions, des heures d’enregistrement au magnétophone, des heures de dactylographie, une documentation abondante et difficile à rassembler, plusieurs déplacements en province, dans de nombreux cas, sans compter toute la correspondance qui les ont habituellement préparée.
De même, la préparation des documents sur les luttes à l’étranger exigent des heures de traduction et d’analyse.
Chaque numéro des Cahiers réclame ainsi, au stade final, le travail bénévole de 30 à 40 camarades, l’utilisation de plusieurs magnétophones et d’une dizaine de voitures.
Sans le concours d’un grand nombre de militants, la publication des Cahiers est donc impossible, et sans l’Association ce concours, cette collaboration continue devraient être improvisés mois après mois.
L’Association permet de recenser les concours et les moyens matériels dont les Cahiers peuvent disposer. Elle permet d’organiser ces concours.

III. - LES ACTIVITES MILITANTES

Journal militant, les Cahiers reçoivent de nombreuses demandes de la part de groupes ouvriers qui cherchent à développer leurs activités et à établir des liaisons régionales ou nationales avec d’autres groupes.
L’Association permet d’assurer à ces groupes le soutien de militants extérieurs aux entreprises et de veiller à ce que ce soutien soit assuré conformément à la pratique élaborée collectivement au sein du journal et dans le respect des règles de sécurité élémentaires.
L’Association fournit aussi un cadre adéquat à des initiatives qui impliquent la collaboration sur un même sujet de plusieurs groupes ouvriers ou de militants travaillant dans des entreprises différentes.
Elie constitue de plus une "école pratique" permanente dont les enseignements doivent permettre d’élever progressivement le niveau politique du journal.

IV. - CADRE LEGAL ET SECURITE

Elle permet notamment de louer des salles pour des réunions privées ou publiques, d’éditer légalement tracts et affiches.
Trop de camarades ont tendance à sous-estimer cet aspect du problème ...
L’Association permet enfin de faire un minimum de ménage dans la maison. Les Cahiers, dont les activités sont parfaitement légales, n’ont jamais laissé se développer autour d’eux un climat d’obsession policière. Mais enfin !... la police, les provocateurs existent.
Or, la meilleure parade, s’il faut en croire l’expérience du mouvement ouvrier, c’est le contrôle collectif exercé sur les uns et les autres par des militants qui se rencontrent souvent et finissent par bien se connaitre.
L’adhésion à l’Association facilite ce contrôle de manière décisive - à condition toutefois que cette adhésion ne soit pas considérée comme facultative pour tout camarade désirant militer régulièrement en liaison avec les Cahiers.

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A qui s’adresse l’Association ?

Au moment de la création de l’Association, une certaine confusion a régné à ce sujet. L’une des originalités des Cahiers, c’est le type de relations politiques - à la fois souples et fécondes - qu’ils entretiennent avec un nombre croissant de noyaux d’ouvriers révolutionnaires dans les entreprises ou de groupes militants plus ou moins structurés, qui utilisent le journal comme un instrument de liaison et de propagande.
Demandait-on à ses militants d’adhérer chacun, à titre individuel, à l’Association ? Ou encore, demandait-on à leur groupe d’y adhérer à titre collectif ?
A dire vrai, cela n’aurait aucun sens. Les avis sont maintenant unanimes sur ce point.
Précisément parce que les Cahiers s’efforcent d’être un instrument de liaison au service de ces noyaux ouvriers et de ces groupes plus structurés, sans prétendre pour autant constituer un "centre dirigeant", un "état-major", les relations politiques avec ceux-ci, et les initiatives militantes qui pourraient être décidées en commun, doivent être librement déterminées, cas par cas, sans leur assigner un cadre unique.
En revanche, l’Association s’adresse tout naturellement aux militants plus ou moins isolés, et extérieurs aux entreprises, et leur offre le cadre pratique et légal pour collaborer au projet politique des Cahiers en tant qu’instrument de liaison au service du courant révolutionnaire issu de l’expérience des masses en mai-juin 1968 et durant les vingt mois qui viennent de s’écouler.
Prenons l’exemple d’une ville industrielle. La situation se présente comme suit :

- Les Cahiers entretiennent des relations politiques plus ou moins étroites avec un, deux, trois ... noyaux ouvriers ou groupes militants d’entreprises qui chacun diffusent 20, 30 ou 50 exemplaires du Journal ;

- Les Cahiers disposent d’autre part de contacts avec un ou deux autres noyaux ouvriers, mais ces "contacts" n’ont pas encore trouvé l’occasion de se développer en relations politiques concrètes ;

- Un postier diffuse peut-être, de son côté, quelques exemplaires d’ACTION P.T.T. qu’il reçoit directement, sans connaitre pour autant les lecteurs des Cahiers dans cette ville ;

- Un, deux... ou trois diffuseurs individuels vendent autour d’eux, chaque mois, 5 ou 10 exemplaires des Cahiers ;

- 20 ou 30 abonnés, ne se connaissant pas les uns les autres dans la plupart des cas, reçoivent les Cahiers par la poste et, désireraient-ils militer, se sentent singulièrement impuissants ;

- 100 à 150 personnes enfin achètent le journal dans les kiosques.

Tout ceci représente en réalité un potentiel militant de départ plus considérable qu’il ne peut paraitre à première vue. Mais il est nécessaire que se constitue un groupe militant qui prenne en charge de le développer. En effet, l’expérience de 20 mois montre qu’il est irréaliste d’espérer que ce rôle soit rempli par les groupes ouvriers. Dans la mesure même où ceux-ci sont profondément engagés dans la lutte quotidienne au sein de leurs entreprises, cela excède pour l’instant leurs possibilités militantes immédiates. En revanche, ces groupes représentent une richesse politique considérable qui implique, pour être utilisée, la collaboration active de militants extérieurs aux entreprises. Et, en même temps, l’existence de ces groupes ouvriers procure aux militants extérieurs aux entreprises la possibilité d’entreprendre une action militante qui soit immédiatement concrète.
Le schéma d’organisation du travail parait alors extrêmement simple :

- Une première réunion rassemble abonnés, diffuseurs individuels et simples lecteurs (au moyen d’une annonce dans le journal) et donne naissance à un groupe local, ou régional, de l’Association. L’adhésion individuelle et le paiement régulier d’une cotisation mensuelle marquent la volonté de ses membres de participer au projet politique des Cahiers tout en assurant le contrôle minimum et l’auto-financement des activités ;

- Ce groupe de l’Association prend progressivement en charge, pour cette ville ou cette région, les tâches matérielles du journal (il organise la diffusion militante hors des entreprises et la collecte des abonnements ; il dresse la liste des meilleurs points de vente commerciaux pour le Journal et désigne deux ou trois de ses membres comme "inspecteurs des ventes" afin qu’ils puissent être mandatés auprès des N.M.P.P. pour contrôler ces points de vente ; il assure le collage des affichettes des Cahiers et nomme un trésorier pour tenir les comptes à jour) ;

- Ce groupe de l’Association développe aussi, de manière progressive, sa collaboration aux activités de rédaction des Cahiers (ce qui va de l’information brute sur les luttes en cours dans la ville ou la région, à l’organisation et à la rédaction d’enquêtes) ;

TOUT LE MONDE PEUT APPORTER SA CONTRIBUTION

Une camarade isolée, habitant une ville où n’existe encore aucun groupe des Cahiers nous adresse son adhésion à l’Association en précisant qu’elle est en mesure de loger des camarades qui seraient de passage dans cette ville.
L’Association permet aussi le recensement systématique de ce genre de contribution qui représente, le moment venu, une aide appréciable pour un journal sans trésorerie et des militants peu fortunés ...

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Un nouveau type de liaison

Les Cahiers se proposent de développer et de renforcer leur liaison avec les groupes d’entreprises et les groupes de l’Association au moyen des minicassettes.
Il est proposé en effet à chacun de ces groupes de s’équiper d’un magnétophone permettant l’enregistrement de minicassettes et d’utiliser celles-ci - qui peuvent très facilement être expédiées par la poste - pour communiquer des comptes rendus d’activités, des enquêtes, des recommandations et des observations critiques sur le journal.
Ces liaisons "enregistrées" pourront être stimulées, de plus, par l’envoi mutuel de questionnaires sur différents sujets.
Très facilement aussi elles pourront devenir multilatérales, au lieu de bilatérales, telle bande enregistrée à Tours, Dunkerque, Le Mans, Lyon, Rodez, etc., pouvant aisément faire le tour des groupes ou, même, être reproduite en plusieurs exemplaires.
On peut espérer établir de cette manière des relations militantes beaucoup plus directes que celles résultant d’un échange de correspondance plus ou moins régulier et approfondi.
C’est un fait qu’un groupe militant trouvera plus facilement une demi-heure pour enregistrer un compte rendu collectif que la possibilité de rédiger de longues lettres.
Avec un minimum de coordination, on pourra même aller plus loin. Avertis à l’avance des diverses enquêtes prévues pour les semaines à venir, les groupes en liaison avec les Cahiers pourront préparer des questions précises à l’intention des travailleurs de ces entreprises ... et entendre directement, sur la bande enregistrée, les réponses faites à ces questions.
On peut espérer enfin que l’utilisation régulière de ce nouveau type de liaison permette d’empêcher que se reconstitue, au sein même des groupes militants, une certaine hiérarchie au profit de ceux qui ont "la plume facile"...
D’ores et déjà, les Cahiers vont se renseigner sur la possibilité d’acquérir un certain nombre de magnétophones au prix de gros pour en faire profiter les groupes militants. Ecrire aux Cahiers pour plus de renseignements.

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La diffusion actuelle

Chaque numéro de Cahiers est tiré - actuellement à 30.000 exemplaires. 15.000 exemplaires sont distribués par les N.M.P.P., 2.000 exemplaires environ mis en vente dans les librairies et 13.000 exemplaires réservés à la vente par abonnement et à la vente militante.

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Comment financer les Cahiers

Pour équilibrer le budget des Cahiers - nous l’avons dit à plusieurs reprises déjà - il est nécessaire que la vente militante effectivement encaissée augmente de 5.000 exemplaires environ.
Depuis octobre dernier (n° 15), des progrès continus ont été enregistrés. Mais il existe un décalage très net entre la signification politique de ces progrès et le volume des recettes supplémentaires que ceux-ci produisent.
40 diffuseurs nouveaux qui font pénétrer régulièrement le journal dans une vingtaine d’ateliers ou bureaux, et une dizaine d’écoles où il était jusque-là inconnu, cela représente assurément un développement politique considérable, même si, en fin de compte, cela se traduit par une vente supplémentaire de 400 à 500 exemplaires seulement, soit une recette supplémentaire de 700 à 800 F ...
Bref, nous n’avons pas su apprécier correctement le rythme de développement de la diffusion militante sur les lieux de travail, qui est à la fois beaucoup plus lent et d’une signification politique très élevée.
Il est maintenant clair que cette augmentation de la vente militante de 5.000 exemplaires ne pourra être obtenue qu’en l’espace de 5 ou 6 mois - si les efforts actuels sont poursuivis - et non par un bond réalisé en quelques semaines.
Mais en même temps, si nous attendions simplement que cette augmentation soit obtenue, sans équilibrer les finances d’une autre manière, cela reviendrait à accepter que la dette courante du journal s’élève, durant cette période - de 25 ou 30.000 F - ce que l’état de la trésorerie et le crédit dont peuvent disposer les Cahiers - excluent formellement.
Pour préserver l’existence du journal et lui laisser la chance et le temps de se développer à son rythme propre, il est donc indispensable d’équilibrer son budget en l’état actuel des choses, sans anticiper sur l’augmentation de la vente militante.
Or, cet objectif est à notre portée. Il peut être atteint dès le mois de mars ...
Il s’agit de faire souscrire chaque mois un minimum de 200 abonnements à 20 F - ce qui représente sans doute la meilleure de toutes les solutions puisqu’elle permet d’équilibrer le budget du journal tout en consolidant en profondeur sa diffusion.
De plus, les premières expériences le prouvent, 200 abonnements par mois, c’est un chiffre particulièrement facile à atteindre, pour peu que la campagne d’abonnement soit coordonnée entre les militants, poursuivie avec un minimum d’esprit de suite, et qu’un objectif précis soit assigné à chaque groupe militant.
Nos camarades de Lyon, par exemple, éprouveront-ils quelque réelle difficulté à faire souscrire chaque mois 10 à 15 abonnements ? Leurs autres activités s’en trouveront-elles entravées ? On ne peut le croire.
Mais en même temps, en dépit de l’objectif très réaliste de cette campagne, il ne se produira aucun miracle ! Les 200 abonnements ne seront pas souscrits tout seuls !...
Cette campagne ne sera menée à bien, avec une relative facilité, que dans la mesure où elle sera organisée et prise en charge par tous les militants, et son exécution contrôlée chaque semaine par un camarade nommément désigné pour cette tâche.
De même, dès ce mois-ci, un "collectif financier" devra être constitué auprès du journal pour veiller à la rentrée régulière de toutes les recettes militantes et, d’une manière plus générale, pour s’assurer que les "contrats financiers" librement établis avec les militants soient effectivement exécutés à temps.
L’existence même des Cahiers est à ce prix !

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A partir d’avril une nouvelle formule

Il est proposé que les Cahiers paraissent à partir du N° 19 (avril) dans un nouveau format, moins grand de moitié.
Il s’agirait de revenir, à peu de chose près, au format du début, qui avait été choisi en fonction des conditions particulières de la diffusion à l’intérieur des entreprises.
Les lecteurs de longue date se souviennent des réticences et hésitations qui ont marqué, en janvier 69 l’abandon de ce format puisque, durant quatre mois, le "petit cahier" fut maintenu à l’intérieur du "grand cahier" !...
C’est qu’en effet, de nombreux lecteurs demeuraient attachés au petit format qui permettait aux Cahiers de circuler sur les lieux de travail (et d’être lus dans les transports en commun ...)
Puis, en octobre dernier, les Cahiers s’étoffèrent et présentèrent ce qui peut être considéré comme l’esquisse du journal ouvrier de masse qu’ils espèrent devenir un jour. Et la diffusion connut un nouveau développement.
Or, les deux-tiers des progrès réalisés depuis octobre dernier, avec les n° 15, 16 et 17, l’ont été auprès de salariés manuels et non-manuels.
De plus, le caractère spécifique de la diffusion militante des Cahiers a commencé à se préciser nettement : il s’agit, dans la majeure partie des cas, d’une diffusion en profondeur relativement fractionnée, accomplie par les militants de la main à la main.
Pour un groupe militant diffusant chaque mois 300 exemplaires environ, la vente à la criée proprement dis représente rarement plus de 25 à 30 % des ventes.
Tout ceci nous conduit à ré-examiner la question du format des Cahiers à la demande de nombreux diffuseurs et lecteurs qui font circuler le journal à l’intérieur des entreprises.
Ceux-ci sont affirmatifs : un format plus petit est mieux adapté aux conditions d’existence et de lutte des salariés.
Mais ce changement de format doit permettre aussi de tenir compte de toutes les observations et critiques formulées ces derniers mois et d’améliorer les Cahiers, de mieux adapter leur forme et leur contenu à leurs objectifs.
Il ressort d’une première enquête que, pour l’essentiel, les rubriques actuelles doivent être conservées, ainsi que la typographie actuelle, qui utilise des caractères très lisibles.
En revanche, de l’avis de nombreux lecteurs, les articles sont trop longs, d’une manière quasi générale.
Il n’est pas question de renoncer à publier, lorsque l’occasion s’en présente, une étude aussi complète que possible sur un sujet important.
Bien au contraire !... Des efforts constants devront être faits pour aller plus au fond des choses encore.
Mais en même temps, il doit être possible de mettre en lumière l’essentiel d’un sujet en cent lignes.
Un mineur de Lorraine nous dit : "Durant la semaine, j’ai rarement le temps de lire plus de 15 à 20 minutes de suite. Malheureusement, les articles des “Cahiers sont trop longs. Je n’ai jamais le temps d’en finir un seul…"
L’efficacité des Cahiers, en tant qu’instrument de propagande, leur meilleure insertion dans l’actualité militante sont à ce prix : apprendre à dire l’essentiel avec clarté et concision.
Ce qui signifie nullement d’en rester aux généralités. Dans bien des cas, l’essentiel, c’est tel aspect prétendument secondaire, que l’information traditionnelle passe sous silence ou déforme. Eh. bien ! ce sera cet aspect-là qui devra être développé aussi longuement qu’il sera nécessaire, en 50, en 80 lignes ... et les généralités qui devront être résumées en 10 lignes.
Mais cette capacité de mettre en valeur l’essentiel n’est pas une affaire de "talent". Elle est déterminée par le niveau politique des militants, par leurs efforts de réflexion, par leur connaissance approfondie du sujet.
Peut-on espérer que la contrainte du "petit format" nous aide à faire ce nouveau progrès ?
Quoiqu’il en soit, ce nouveau format présente au moins deux autres avantages pratiques :

- il va faciliter le tirage à part, sur stens électroniques, des différents articles - procédé militant qui tend à se généraliser autour des Cahiers et qui donne de bons résultats, permettant notamment aux noyaux ouvriers de s’affirmer à l’Intérieur des entreprises ;

- il va mettre en place le cadre adéquat pour le développement prochain des éditions régionales ou professionnelles.

Au lieu d’utiliser un procédé quelque peu batard, qui consistait à envelopper l’édition nationale avec l’édition régionale et de perdre une place appréciable en reproduisant deux fois le titre du Journal, les éditions régionales, composées d’une double feuille, pourront être encartées à l’intérieur du journal.
De même, si les camarades postiers ou cheminots qui publient Action P.T.T. ou Action-Cheminots estimaient que ces journaux risquent de prendre un caractère trop catégoriel, en dépit de tous leurs efforts, ceux-ci pourraient être encartés dans l’édition nationale des Cahiers.
Ajoutons pour terminer que la nouvelle formule des Cahiers prépare les conditions indispensables au changement de périodicité du journal qui, avec l’aide de tous, devrait pouvoir devenir bi-mensuel, voire hebdomadaire à plus long terme.


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