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Fragments d’Histoire de la gauche radicale
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A propos de la campagne de calomnies contre les anarchistes
Article mis en ligne le 29 janvier 2014
dernière modification le 28 janvier 2014

par ArchivesAutonomies
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Face à des informations de la presse sur les violences commises à Gênes et qui tendent à décridibiliser le mouvement antimondialisation, et particulièrement sa composante anarchiste, aux yeux de l’opinion publique, la Fédération anarchiste (France, Belgique) tient à exprimer sa position.
Tout d’abord, nous condamnons fermement l’ensemble des méthodes policières mises en oeuvre pour contrôler les militants anti mondialisation et en particulier, pour criminaliser les militants anarchistes. Les gouvernements ont visiblement choisi la stratégie de la tension et du harcèlement, avant le sommet (militants refoulés à la frontière, locaux anarchistes génois perquisitionnés plusieurs fois…) . Celui de la terreur et des armes à feu, pendant les journées de Gênes. Cette stratégie s’est révélée meurtrière. Ce sont bien les forces de l’ordre qui ont tiré à bout portant et à hauteur d’hommes, pour tuer. Pas les manifestants.
Pourtant, une partie de la presse désigne à l’opinion publique les anarchistes comme les responsables d’une telle situation, sans preuves. Cet amalgame douteux (la police tue, et ce seraient les anarchistes les responsables ?) a pour objet de diviser les protestataires entre eux.
En réalité, la première des provocations a été celle des Etats du G8 en convoquant un sommet de plus, alors que les précédents ont atteint des records de protestations et déjà fait une victime, en juin, à Goteborg. Le choix de l’Italie était particulièrement discutable puisque le mouvement antimondialisation y est très développé, laissant augurer les dizaines de milliers de protestataires au rendez vous. La police a tuée un manifestant, un garçon de 20 ans. D’autres personnes sont grièvement blessées : tout ceci démontre pour la énième fois a qui appartient l’idéologie de la violence et la volonté de réprimer jusqu’à la mort. L’état italien, par l’intermédiaire de ces propres forces armées, entend assumer son rôle de casseur des conflits sociaux que le capitalisme mondial génère en Italie comme dans le reste du monde.
Dans la série de mobilisations entreprises par la plateforme "anarchistes contre le G8" par exemple et dont nous sommes signataires, il convient de préciser que le 16 juin, une manifestation à Gênes contre le G8, de 3000 personnes, s’est déroulée sans aucun incident. Que la participation de 3 à 4000 anarchistes dans la manifestation de jeudi à Gênes, en soutien aux immigrés sans papiers d’Europe, s’est faite sans le moindre problème. Que celle de vendredi après midi, appelée par les syndicats autogestionnaires italiens avec la participation d’un millier d’anarchistes fédéré(e)s, s’est déroulée sans incidents. Ces mobilisations anarchistes s’insèrent pleinement dans le cadre des mobilisations populaires, politiques et syndicales contre la tenue du Sommet du G8. Elles prouvent, s’il en était besoin, que nous n’appelons pas aux violences dont nous sommes accusés. Et nous déclarons qu’il y a d’autres violences bien plus condamnables que ces actions de rue : la misère sociale et économique dans toutes les régions du monde, la faim et l’asservissement des pays pauvres, les violations par les Etats des droits fondamentaux (circulation, logement…), la chasse et l’expulsion des étrangers sans papiers et la marchandisation de nos vies. Ces réalités quotidiennes sont vécues comme des violences sur la vie de millions de personnes, et elles sont les résultats des politiques mises en places lors de ces grandes réunions internationales. Et ce sont les anarchistes que l’on accuse de violences ?
Nous militons sur divers terrains, seuls, ou aux côtés d’autres structures (associations, syndicats…), mais toujours au grand jour. Ceux qui nous côtoient savent que l’on ne peut accuser "les anarchistes" de tous les incidents qui ont lieu à Gênes comme ailleurs.
Cette tactique du bouc émissaire vise à diviser le mouvement antimondialisation pour l’affaiblir. Les manifestations contre ces sommets ne datent pas de Seattle. Nous appelions déjà à manifester contre le sommet du G7 à Lyon en 1996. Aujourd’hui, la contestation s’est amplifiée et les gouvernements veulent détruire ce mouvement, par la répression, la criminalisation et la division.
Cette réussite marquerait la fin d’un mouvement anticapitaliste renaissant, fort et international.
La Fédération anarchiste réfute les propos tendant à associer anarchiste à violent et qui tend à décrédibiliser tous les membres du mouvement libertaire.

Secrétariat aux relations internationales
Fédération Anarchiste




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